Préparation, improvisation, réactivité
Très tôt dans ma carrière, j'ai fait le choix de la réactivité contre celui de la préparation. Dans un milieu enseignant où la préparation, la programmation, la prévision semblent être des piliers du métier, des incontournables, un tel choix peut paraître incongru et nécessite, je le conçois, quelque justification. Comme tous mes collègues, j'ai commencé en préparant mes cours de la manière la plus conformiste possible : objectifs généraux, objectifs spécifiques, buts, matériel, déroulement de la séance, consigne, trace écrite, prolongements possibles...etc. Puisqu'il m'était matériellement impossible de préparer chaque séance de chaque journée (1 h de préparation pour 2 h de classe environ...), il m'est arrivé de plus en plus fréquemment, entre deux séances préparées, de combler, en improvisant une leçon « à brûle-pourpoint ». Bien entendu, je veillais toujours à respecter l'emploi du temps et l'équilibre des disciplines afin de ne pas f...