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Affichage des articles du 2008

Transversalité et interdisciplinarité

Horaires recalculés pour le cycle 3 et pour l'année scolaire 2008-2009 Aujourd'hui, il n'est plus question de manque de ressources pédagogiques. Bien au contraire, on croulerait plutôt sous les ressources. Non, les problèmes sont plutôt, d'une part, le manque de temps, et d'autre part, l'indiscipline des élèves. A - L'indiscipline des élèves C'est devenu un lieu commun que de rappeler que les élèves d'aujourd'hui ne sont plus ceux des années 1950-1980. Certes, il y a toujours eu des cancres, des élèves turbulents ou dissipés. Ce qui a changé c'est que les élèves d'aujourd'hui (2008) ont grandi dans un monde où les femmes travaillent, ont davantage de pouvoir et ont permis aux enfants de prendre du pouvoir. Les postes d'enseignants du primaire étant occupés à plus de 80% par des femmes, ce changement s'est fait ressentir plus fortement dans les écoles primaires. L'indiscipline s'est généralisée et ...

La différenciation

La pression est tellement forte pour s'inscrire dans des projets innovants, pour pratiquer une pédagogie moderne, dynamique, active etc. que finalement on en arrive à délaisser les enseignements fondamentaux. Or, les élèves qui profitent le plus de ce système sont les plus avancés, ceux qui ont le moins de difficulté. En effet, par manque de temps, ce qu'il faudrait faire avec ceux qui ne maitrisent pas bien la lecture, l'écriture, le calcul, ne peut jamais être fait. La différenciation n'est pas une bonne idée, finalement. Car d'abord, elle est chronophage pour l'enseignant. L'administration peut toujours dire : « Ce n'est pas mon problème, l'enseignant est payé pour ça … », cela ne marchera pas. Sauf à instaurer un système de contrôle orwellien dans les classes, sauf à révolutionner le monde enseignant, on ne pourra pas obliger tous les enseignants à pratiquer un système chronophage pour eux. La réalité rattrapera toujours les utop...

Faut-il être contre le travail ?

Aujourd'hui en 2008, et surtout depuis qu'il a créé le Restos du Coeur en 1985, il est de bon ton de se revendiquer de Coluche, de son héritage, de ses valeurs. C'est ne pas voir que sous des apparences sympathiques, l'humoriste a utilisé sa notoriété et son image pour instiller et véhiculer dans les esprits des idées profondément subversives et qui ont pour longtemps infecté les mentalités. Dans une époque – 1975-1985 - favorable au nihilisme de la punkitude, il a contribué à rendre acceptable l'idée de non-travail, de paresse, de fainéantise... Combien de jeunes, dont je fus, se sont laissé séduire par cette idée selon laquelle le travail était une malédiction à fuir, un piège à éviter ? Quelle part de responsabilité la diffusion de ces idées a-t-elle occupé dans la montée du chômage des années 1975-2005 ? Il eût été sage, après s'être laissé séduire par cette attitude subversive, de ne pas sombrer dans le premier degré. Est-il en effet sérieuse...