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La violence à l'école

La violence à l'école Je pense que la violence à l'école peut trouver l'une de ses sources dans un phénomène qui touche la société dans son ensemble : la contestation généralisée. Aujourd'hui, plus qu'autrefois, contester est devenu un moyen d'expression privilégié. Je conteste, donc j'existe. C'est le revers de la médaille de quelque chose que nous avons tous voulu : le développement de l'esprit critique. Effectivement, depuis une trentaine d'années l'école s'est donné comme l'une de ses missions principales de développer chez ses élèves le goût de l'esprit critique. Elle y a fort bien réussi, peut-être au delà de ses espérances et c'est très bien. Mais n'a-t-elle pas du même coup ouvert la boîte de Pandore ? On forme des jeunes plus éveillés, moins moutons et des adultes plus citoyens. Le revers de la médaille prend alors cette forme que nous nous accordons tous à dénoncer : la violence. L'éveil de la citoy...

Sur l'inspection

Sur l’inspection des enseignants du premier degré Que peut-on penser de l’évaluation des enseignants du premier degré telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui ? Une inspection lapidaire sur une heure de classe, suivie d’un entretien «à chaud». Est-ce là un dispositif suffisant et satisfaisant ? A mon sens, c’est sur une année scolaire (au moins) qu’un enseignant peut être évalué. On pourrait même aller jusqu'à dire que c’est sur un cycle entier. Et si on voulait être tout à fait juste, il faudrait même évaluer les effets à long terme sur la scolarité toute entière, dix ou quinze ans plus tard, du passage par un élève dans la classe d’un maître. En réalité, il est impossible d’évaluer en une heure, tant la prestation de l’enseignant peut être différente et sa « qualité » soumise à de nombreux paramètres. Considérons d’abord l’état de l’enseignant lui-même : une migraine, un rhume, une fatigue ou une déprime passagère, un événement dans la vie privé...

Offre d’emploi : enseignant municipal !

Offre d’emploi : enseignant municipal ! N’en déplaise aux responsables des services municipaux d’éducation, on n’a pas encore inventé pour les enseignants des écoles l’obligation d’occuper les installations municipales, ni celle d’utiliser le matériel municipal mis à sa disposition. Dans ma commune, qu’il s’agisse du centre accueillant les classes de découverte à la montagne, du centre de loisirs accueillant des classes nature ou du Stade Nautique, le cauchemar de la Mairie, ce sont les créneaux libres. La Mairie met des équipements à disposition et rêve d’une occupation des lieux – image et rentabilité obligent – à cent pour cent. Et donc d’une obligation d’utilisation. La Mairie ne discute plus avec ses instituteurs, trop nombreux et incontrôlables, ces électrons libres qui mettent en avant la notion de liberté pédagogique, par exemple la liberté de choisir le lieu de sa classe de découverte ou le nombre, la durée et l’horaire des séances d’E.P.S. en milieu aquat...