Faut-il être contre le travail ?


Aujourd'hui en 2008, et surtout depuis qu'il a créé le Restos du Coeur en 1985, il est de bon ton de se revendiquer de Coluche, de son héritage, de ses valeurs.
C'est ne pas voir que sous des apparences sympathiques, l'humoriste a utilisé sa notoriété et son image pour instiller et véhiculer dans les esprits des idées profondément subversives et qui ont pour longtemps infecté les mentalités.
Dans une époque – 1975-1985 - favorable au nihilisme de la punkitude, il a contribué à rendre acceptable l'idée de non-travail, de paresse, de fainéantise...
Combien de jeunes, dont je fus, se sont laissé séduire par cette idée selon laquelle le travail était une malédiction à fuir, un piège à éviter ? Quelle part de responsabilité la diffusion de ces idées a-t-elle occupé dans la montée du chômage des années 1975-2005 ?
Il eût été sage, après s'être laissé séduire par cette attitude subversive, de ne pas sombrer dans le premier degré. Est-il en effet sérieusement possible de défendre l'idée de l'anti-travail que d'aucuns (Pierre Carles Attention Danger : travail, Robert Black L'Abolition du travail ...) aimeraient ériger en doctrine philosophique ou en dogme économique et social...
Laissons Coluche rester ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : un amuseur qu'il ne faut surtout pas prendre au sérieux !
Voir aussi les textes de Renaud : Viens chez moi, j'habite chez une copine ! ; Étudiants, poil aux dents... qui ont inspiré après lui toute une génération de jeunes qui ont perpétué ces idées à travers des mouvements alternatifs, des groupes de rock, des collectifs d'artistes, etc...

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