Salariés du public/salariés du privé
On entend souvent dire que les salariés du secteur public sont privilégiés par rapport à ceux du privé : horaires hebdomadaires de travail, salaire moyen des fonctionnaires supérieur à celui des employés du secteur privé, âge de départ en retraite, durée des cotisations, sécurité de l’emploi... Mais n’existe-t-il pas pour ces personnes travaillant dans le secteur public une contrepartie à payer ? Il existe quelque chose qu’il est difficile de mesurer mais qui pourrait bien être cette contrepartie. C’est la pression morale qui oblige tout fonctionnaire à se comporter conformément à une certaine idée de la morale, laïque et républicaine. En clair, on trouve globalement plus de civisme, d’esprit de solidarité, de respect des règles sociales chez les fonctionnaires (Éducation nationale, Police et Gendarmerie, Justice, Hôpitaux...) que dans la majorité des entreprises du secteur privé. Les avantages cités plus haut ne seraient donc que la juste récompense d’un comportement globalement plus citoyen, plus civique, plus solidaire, dans le Public que dans le Privé. A l’inverse, le secteur privé payerait quant à lui la liberté dont il jouit par rapport à ces contraintes morales.Cette dangereuse répartition des rôles - au Public la sécurité des avantages sociaux, au Privé une certaine liberté de penser - est le reflet de la dichotomie entre les partisans du néo-libéralisme et ses adversaires.
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