Enseignants en colère, enseignants en danger !
Tous les jours, de
nombreux maitres ou maitresses sont perturbés par les comportements
inappropriés des élèves (désobéissance aux règles, bavardage,
cris, bruit intempestif, insolence, ...).
Souvent ces
comportements sont vécus comme des attaques par le système nerveux. Malgré des efforts
surhumains de maitrise de soi, le corps, naturellement, finit par
répondre à ces attaques de façon automatique par des colères
(cris, gestes …).
À
la longue, ces colères répétées portent atteinte à l'équilibre
mental des enseignants.
Pour certains
d'entre eux, les conséquences sanitaires peuvent être plus ou moins graves :
arrêts de travail, médicaments, dépression, burn-out …
Ce métier devient
de plus en plus difficile car les enfants sont de plus en plus
nombreux à ne pas respecter les règles, à répondre avec
insolence. Les normes ont bougé.
Ce matin, un élève revenait après une absence. Je lui demande s'il a un mot sur le cahier de liaison. Oui. Il me l'apporte. Avant d'ouvrir son cahier, je l'interroge : "Pourquoi étais-tu absent ?
- J'étais malade."
J'aurais dû m'en tenir à cette réponse.
- Quel genre de maladie ?
La réponse a fusé, cinglante, naturelle et spontanée :
- ça vous regarde pas.
Sa réponse m'a interpellé. Il est vrai que le secret médical relève du domaine de la vie privée. Et si j'avais été son employeur et lui mon employé, je vois bien que dans un cadre professionnel, cette question aurait été intrusive et déplacée. Mais une relation maitre/élève est très différente d'une relation employeur/employé.
J'ai donc osé une question plus approfondie. Et en l'interrogeant sur la nature de sa maladie, je n'ai pas le sentiment d'être intrusif. Je ne cherche nullement à lui nuire. Je m'intéresse avec bienveillance à la santé de mon élève ; je cherche à savoir si à eu mal au pied, au ventre ou à la tête ; s'il s'agit d'une maladie ou d'une blessure, de quelque chose de grave ou pas... Comme on prendrait des nouvelles d'un neveu ou d'un ami.
Je n'ai pas répondu. J'ai fermé le cahier, je le lui ai rendu et lui ai demandé de retourner à sa place.
Ce matin, un élève revenait après une absence. Je lui demande s'il a un mot sur le cahier de liaison. Oui. Il me l'apporte. Avant d'ouvrir son cahier, je l'interroge : "Pourquoi étais-tu absent ?
- J'étais malade."
J'aurais dû m'en tenir à cette réponse.
- Quel genre de maladie ?
La réponse a fusé, cinglante, naturelle et spontanée :
- ça vous regarde pas.
Sa réponse m'a interpellé. Il est vrai que le secret médical relève du domaine de la vie privée. Et si j'avais été son employeur et lui mon employé, je vois bien que dans un cadre professionnel, cette question aurait été intrusive et déplacée. Mais une relation maitre/élève est très différente d'une relation employeur/employé.
J'ai donc osé une question plus approfondie. Et en l'interrogeant sur la nature de sa maladie, je n'ai pas le sentiment d'être intrusif. Je ne cherche nullement à lui nuire. Je m'intéresse avec bienveillance à la santé de mon élève ; je cherche à savoir si à eu mal au pied, au ventre ou à la tête ; s'il s'agit d'une maladie ou d'une blessure, de quelque chose de grave ou pas... Comme on prendrait des nouvelles d'un neveu ou d'un ami.
Je n'ai pas répondu. J'ai fermé le cahier, je le lui ai rendu et lui ai demandé de retourner à sa place.
Aujourd'hui, ces
comportements ne sont plus rares : des comportements, des actes,
des manières de s'adresser à son enseignant, des réponses, des
paroles, qui auraient été inconcevables il y a quelques années (5,
10, 20, 50) sont devenus tolérés, banalisés, et se sont finalement
généralisés.
À
tel point que les enfants, et parfois même leurs parents s'étonnent
que l'on s'en offusque encore.
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