La crainte et le respect
À Rennes un policier a été lynché par un jeune manifestant de 18 ans. Ce dernier a été arrêté. Il est passible de la cour d'assises.
"Un lycéen a été mis en examen ce samedi à Nantes et placé en détention provisoire. Accusé d'avoir participé au lynchage d'un policier lors d'une manifestation contre la loi Travail, il est poursuivi pour tentative d'homicide. Il risque la cour d'assises.
Les faits se sont produits lors de la manifestation contre la loi Travail le 3 mai dernier, rue de la Marne à Nantes. Un commandant de police qui devançait son escadron, s'est retrouvé isolé face à des manifestants. Le fonctionnaire a reçu un premier coup porté par derrière, ce qui l'a fait chuter. Une fois au sol, un groupe de 5 à 6 jeunes s'est jeté sur la victime, lui arrachant son casque de protection, avant de le frapper à la tête à coups de pieds et de barre de fer ! Conduit à l'hôpital, le commandant de police en est ressorti avec une quinzaine de points de suture sur la tête et le visage."
Par Emmanuel Sérazin, France Bleu Loire Océan et France Bleu samedi 14 mai 2016 à 17:25
Aujourd'hui, c'est le monde à l'envers. Le policier n'est plus craint ni respecté comme il le fut par le passé. C'est le policier qui est battu par le manifestant. Et on dénonce les violences policières ! N'oublions pas que la police est le bras armé du peuple. N'oublions pas que si le policier est attaqué, c'est la République qui est attaquée ! Le « R » de CRS, c'est le « R » de République ! Et si le policier est devenu notre ennemi, alors allons jusqu'au bout du raisonnement : renversons la République ! Autrefois, en 1909 par exemple, le policier était craint et respecté. Mais il est apparu une idée étrange à la fin du XXe siècle et qui voudrait que le respect soit dissocié de la crainte. On ne devrait plus craindre ceux que l'on respecte et le « vrai respect » devrait être dénué de crainte et au contraire, fondé sur l'admiration, l'amour ou la communion des idéaux.
Hum. Mouais. Alors cela pourrait peut-être fonctionner ainsi dans un monde de Bisounours. Mais dans la réalité, dans le monde réel, peuplé pas seulement d'agneaux mais aussi de loups et de renards, il faut composer autrement. La crainte et le respect évoluent parallèlement : plus le policier sera craint et plus il sera respecté. Pas forcément par les mêmes personnes. Mais pour le dire autrement, et de façon plus explicite, plus le policier aura réussi à se faire craindre des loups, plus il sera respecté par les agneaux. Plus le policier aura montré sa capacité à soumettre les loups et à protéger les agneaux, plus les agneaux le respecteront. Quant aux loups qui le craignent et se soumettent, peu nous importe qu'ils le fassent par crainte ou par respect.
À l'inverse, si le policier n'est plus craint par les loups, il ne sera plus respecté par les agneaux non plus. Et ce qui vaut pour les policiers est valable aussi pour toute personne dépositaire de l'autorité.
Hum. Mouais. Alors cela pourrait peut-être fonctionner ainsi dans un monde de Bisounours. Mais dans la réalité, dans le monde réel, peuplé pas seulement d'agneaux mais aussi de loups et de renards, il faut composer autrement. La crainte et le respect évoluent parallèlement : plus le policier sera craint et plus il sera respecté. Pas forcément par les mêmes personnes. Mais pour le dire autrement, et de façon plus explicite, plus le policier aura réussi à se faire craindre des loups, plus il sera respecté par les agneaux. Plus le policier aura montré sa capacité à soumettre les loups et à protéger les agneaux, plus les agneaux le respecteront. Quant aux loups qui le craignent et se soumettent, peu nous importe qu'ils le fassent par crainte ou par respect.
À l'inverse, si le policier n'est plus craint par les loups, il ne sera plus respecté par les agneaux non plus. Et ce qui vaut pour les policiers est valable aussi pour toute personne dépositaire de l'autorité.
Le raisonnement peut s'étendre au domaine de l'éducation : parents et professeurs sont
détenteurs d'autorité face à leurs enfants ou leurs élèves. Et tout ce qui tend à donner du pouvoir aux enfants, réduit corrélativement le pouvoir et donc l'autorité de l'adulte qui lui fait face.
détenteurs d'autorité face à leurs enfants ou leurs élèves. Et tout ce qui tend à donner du pouvoir aux enfants, réduit corrélativement le pouvoir et donc l'autorité de l'adulte qui lui fait face.
On ne mesure pas encore assez les conséquences à long terme des mouvements de « libération de l'enfant » qui ont donné la Convention internationale des Droits de l'Enfant, de féminisation de la société avec le pouvoir accordé aux femmes qui se sont empressées de le transmettre aux enfants ..., de la perte de l'autorité du père, … etc (voir Eric Zemmour, Aldo Naouri …).
15 mai 2016
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