Appel à résister !
Appel à résister !
La majorité des enseignants ont
simplement le désir d'enseigner, de faire leur métier.
L'enseignant lamba est plutôt porté
par une vision pédagogique idéale, des projets ambitieux
d'éducation ou de transmission, l'attente d'une carrière dynamique
ou paisible.
Les enseignants veulent bien rouspéter
de temps en temps. Mais ils sont rares ceux qui ont une âme de
militant, de combattant, de résistant, de lutteur.
La plupart n'ont pas envie de tenir
cette posture sur la longueur. Ce n'est pas leur tasse de thé. Ce
n'est pas leur fonds de commerce. Revendiquer, ça fatigue, ça use
et comme c'est souvent inefficace, ça aigrit. Ils laissent ça aux
professionnels de la rouspétance.
Notre employeur le sait bien et il en
joue.
Donc, de façon générale, on ne
s'engage pas dans ce métier pour se battre contre les autres
(institutions, partenaires). Et si cette dimension militante n'est
pas totalement absente, elle reste souvent marginale, tant chez
l'individu que dans la profession. Il n'est qu'à voir le faible taux
de syndiqués dans la profession.
À
partir de là, je ne suis pas étonné de constater
qu'effectivement, la plupart de mes collègues acceptent d'utiliser
les transports publics, alors même que tous en voient clairement les
inconvénients par rapport au bus affrêté.
Mais face au faux-choix qui leur est
imposé d'utiliser les tickartes ou de renoncer à leur projet de
sortie, et même si les conditions sont dégradées (sécurité,
temps de transport), la plupart font effectivement le choix de
sortir.
Hélàs, la mairie aura tôt fait de
s'emparer de cette acceptation pour justifier sa politique :
« De plus en plus d'enseignants
utilisent les tickartes ! Vous voyez donc bien que ça
marche !» dira-t-elle.
Nous aurons de moins en moins de
transports en bus affrêté.
Sauf si nous sommes assez nombreux à
nous y opposer.
Refusons d'utiliser les tickartes !
Entrons dans une période de lutte !
Et pour une fois on ne vous demandera
pas de faire grève !
J'entends souvent dire que la grève
est un moyen de lutte dépassé et qu'il faut inventer d'autres
moyens de lutte plus modernes, plus créatifs et plus efficaces.
Chacun a ici l'occasion de prouver que
cet argument n'est pas qu'un prétexte.
Aujourd'hui, chacun peut prouver sa
solidarité sans faire grève !
Refusons d'utiliser les tickartes !
Réclamons la possibilité pour chaque classe d'organiser une
quantité raisonnable de sorties en bus affrêté :
2 par an ! Ce n'est pas trop demander !
Commentaires
Enregistrer un commentaire