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Sois fainéant !

Sois fainéant ! 1 - Attends qu'on te paye pour aller en cours ! Maintenant, pour inciter les élèves à ne pas sécher les cours, certains lycées offrent des récompenses aux classes qui renoncent à l'absentéisme : billets d'entrée au stade vélodrome pour assister aux matches de l'O.M., permis de conduire ou voyage de fin d'année à l'étranger. Les élèves n'auront qu'à faire acte de présence : faudrait pas qu'on leur demande, en plus, d'écouter le cours ! Quant à tous les autres, ceux qui qui n'ont jamais été absents, ils y verront sans doute un encouragement à sécher les cours, tant qu'ils ne sont pas payés eux aussi, pour y assister ! 2 - Ne t'embête pas à bosser pour obtenir ton bac, puisque les entreprises perçoivent une prime de 2000 euros lorsqu'elles embauchent un jeune de moins de 26 ans SANS le baccalauréat, au lieu de 1000 euros seulement s'il détient le baccalauréat ! Tu auras donc plus de chances d...

Salariés du public/salariés du privé

On entend souvent dire que les salariés du secteur public sont privilégiés par rapport à ceux du privé : horaires hebdomadaires de travail, salaire moyen des fonctionnaires supérieur à celui des employés du secteur privé, âge de départ en retraite, durée des cotisations, sécurité de l’emploi... Mais n’existe-t-il pas pour ces personnes travaillant dans le secteur public une contrepartie à payer ? Il existe quelque chose qu’il est difficile de mesurer mais qui pourrait bien être cette contrepartie. C’est la pression morale qui oblige tout fonctionnaire à se comporter conformément à une certaine idée de la morale, laïque et républicaine. En clair, on trouve globalement plus de civisme, d’esprit de solidarité, de respect des règles sociales chez les fonctionnaires (Éducation nationale, Police et Gendarmerie, Justice, Hôpitaux...) que dans la majorité des entreprises du secteur privé. Les avantages cités plus haut ne seraient donc que la juste récompense d’un comportement globalement plus...

Transversalité et interdisciplinarité

Horaires recalculés pour le cycle 3 et pour l'année scolaire 2008-2009 Aujourd'hui, il n'est plus question de manque de ressources pédagogiques. Bien au contraire, on croulerait plutôt sous les ressources. Non, les problèmes sont plutôt, d'une part, le manque de temps, et d'autre part, l'indiscipline des élèves. A - L'indiscipline des élèves C'est devenu un lieu commun que de rappeler que les élèves d'aujourd'hui ne sont plus ceux des années 1950-1980. Certes, il y a toujours eu des cancres, des élèves turbulents ou dissipés. Ce qui a changé c'est que les élèves d'aujourd'hui (2008) ont grandi dans un monde où les femmes travaillent, ont davantage de pouvoir et ont permis aux enfants de prendre du pouvoir. Les postes d'enseignants du primaire étant occupés à plus de 80% par des femmes, ce changement s'est fait ressentir plus fortement dans les écoles primaires. L'indiscipline s'est généralisée et ...

La différenciation

La pression est tellement forte pour s'inscrire dans des projets innovants, pour pratiquer une pédagogie moderne, dynamique, active etc. que finalement on en arrive à délaisser les enseignements fondamentaux. Or, les élèves qui profitent le plus de ce système sont les plus avancés, ceux qui ont le moins de difficulté. En effet, par manque de temps, ce qu'il faudrait faire avec ceux qui ne maitrisent pas bien la lecture, l'écriture, le calcul, ne peut jamais être fait. La différenciation n'est pas une bonne idée, finalement. Car d'abord, elle est chronophage pour l'enseignant. L'administration peut toujours dire : « Ce n'est pas mon problème, l'enseignant est payé pour ça … », cela ne marchera pas. Sauf à instaurer un système de contrôle orwellien dans les classes, sauf à révolutionner le monde enseignant, on ne pourra pas obliger tous les enseignants à pratiquer un système chronophage pour eux. La réalité rattrapera toujours les utop...

Faut-il être contre le travail ?

Aujourd'hui en 2008, et surtout depuis qu'il a créé le Restos du Coeur en 1985, il est de bon ton de se revendiquer de Coluche, de son héritage, de ses valeurs. C'est ne pas voir que sous des apparences sympathiques, l'humoriste a utilisé sa notoriété et son image pour instiller et véhiculer dans les esprits des idées profondément subversives et qui ont pour longtemps infecté les mentalités. Dans une époque – 1975-1985 - favorable au nihilisme de la punkitude, il a contribué à rendre acceptable l'idée de non-travail, de paresse, de fainéantise... Combien de jeunes, dont je fus, se sont laissé séduire par cette idée selon laquelle le travail était une malédiction à fuir, un piège à éviter ? Quelle part de responsabilité la diffusion de ces idées a-t-elle occupé dans la montée du chômage des années 1975-2005 ? Il eût été sage, après s'être laissé séduire par cette attitude subversive, de ne pas sombrer dans le premier degré. Est-il en effet sérieuse...

Liberté pédagogique attaquée

Pourquoi  l’équipement en matériel informatique doit-il être subordonné à la rédaction puis à l’acceptation d’un projet ? La pédagogie du rendement : N’en déplaise au Service Education de la Mairie de Pessac, on n’a pas encore inventé pour les enseignants des écoles l’obligation d’occuper les installations municipales, ni celle d’utiliser le matériel municipal mis à sa disposition. Qu’il s’agisse de St-Lary, de Romainville ou du Stade Nautique, le cauchemar de la Mairie, ce sont les créneaux libres. La Mairie met à disposition et rêve d’une occupation à cent pour cent. Donc, d’une obligation d’utilisation. Mairie et Education nationale : des intérêts divergents : La Mairie de Pessac rêverait de pouvoir imposer aux enseignants d’aller à St-Lary, au Stade Nautique, à la Médiathèque, et maintenant d’utiliser les ordinateurs. Elle a du mal à comprendre que ce ne le leur soit pas imposé par leur hiérarchie. Cette liberté laissée à de simples exécut...

La violence à l'école

La violence à l'école Je pense que la violence à l'école peut trouver l'une de ses sources dans un phénomène qui touche la société dans son ensemble : la contestation généralisée. Aujourd'hui, plus qu'autrefois, contester est devenu un moyen d'expression privilégié. Je conteste, donc j'existe. C'est le revers de la médaille de quelque chose que nous avons tous voulu : le développement de l'esprit critique. Effectivement, depuis une trentaine d'années l'école s'est donné comme l'une de ses missions principales de développer chez ses élèves le goût de l'esprit critique. Elle y a fort bien réussi, peut-être au delà de ses espérances et c'est très bien. Mais n'a-t-elle pas du même coup ouvert la boîte de Pandore ? On forme des jeunes plus éveillés, moins moutons et des adultes plus citoyens. Le revers de la médaille prend alors cette forme que nous nous accordons tous à dénoncer : la violence. L'éveil de la citoy...