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Charte de la communauté éducative

Chers collègues professeurs des écoles à Pessac Si vous n'êtes pas spécialement attaché à votre liberté pédagogique ; Si le Projet Éducatif de Territoire vous paraît indispensable, Si vous pensez qu'il doit s'imposer à tous les enseignants, Si vous n'êtes pas spécialement attaché à votre statut de fonctionnaire d'état ; Si vous pensez que les professeurs des écoles ne sont ni plus ni moins que des « acteurs de la communauté éducative » au même titre que les autres ; Si vous n'avez pas une plus haute idée de votre fonction et de vos missions ; Si vous ne voyez aucun inconvénient à la municipalisation de l'école ; Si vous trouvez normal de devoir passer par le Directeur d'école pour communiquer avec le Service éducation de la Mairie ; Si le déclassement des enseignants n'est pas un problème pour vous ; Alors, vous allez adorer la charte de la communauté éducative. Car, répondant à une absence de texte réglementaire contraign...

Pourquoi des accolades ?

Les accolades sont des contacts physiques et spontanés destinés à marquer l'affection, la compassion, l'empathie, le bonheur … Concrètement, cela consiste à se tenir debout face à face, à se prendre dans les bras l'un de l'autre, poitrine contre poitrine en croisant les têtes, et à échanger un bref instant, 2 ou 3 secondes, une émotion purement humaine. C'est du bonheur partagé. J'ai considéré que cette pratique, popularisée depuis une dizaine d'années par la « journée internationale des câlins » ou les Free Hugs, pouvait avoir sa place dans ma classe. Depuis plusieurs années, il m'est souvent arrivé d'échanger des accolades avec des élèves. Avec eux, parce qu'il est plus proche de leur univers et qu'il les renvoie à leur plus tendre enfance, j'ai utilisé le mot « câlins ». Mais dans un discours adressé aux adultes et aux parents, par précaution, je préfère éviter le mot « câlins ». Il me faut hélas me méfier de ce mot tr...

Enseigner peut-il être un art ?

Tous les professionnels de l'éducation s'accordent depuis toujours sur la nécessité de préparer sa classe. Quelles que soient les chapelles pédagogiques, il y a là un consensus. Pourtant les dérives de ce système existent : trop de préparation nuit à l'enseignement. Enseigner peut-il être un art ? Il faut savoir redonner une place d'honneur à la spontanéité et ses lettres de noblesse à l'improvisation vécue comme un art. Être à l'écoute permanente des besoins de ses élèves. Vivre l'acte d'enseigner comme un art vivant de création permanente. Inventer en temps réel. S'adapter en permanence. Être devant une classe, c'est être en représentation. L'enseignant doit souvent être comédien, conteur, chanteur, musicien ... Sans doute une certaine expérience et/ou un certain talent (le mot est-il interdit ?) sont-ils requis. Peut-être aussi est-il nécessaire d'avoir mis en place un dispositif et développé des outils spécifiques permettant de ...

Préparation, improvisation, réactivité

Très tôt dans ma carrière, j'ai fait le choix de la réactivité contre celui de la préparation. Dans un milieu enseignant où la préparation, la programmation, la prévision semblent être des piliers du métier, des incontournables, un tel choix peut paraître incongru et nécessite, je le conçois, quelque justification. Comme tous mes collègues, j'ai commencé en préparant mes cours de la manière la plus conformiste possible : objectifs généraux, objectifs spécifiques, buts, matériel, déroulement de la séance, consigne, trace écrite, prolongements possibles...etc. Puisqu'il m'était matériellement impossible de préparer chaque séance de chaque journée (1 h de préparation pour 2 h de classe environ...), il m'est arrivé de plus en plus fréquemment, entre deux séances préparées, de combler, en improvisant une leçon « à brûle-pourpoint ». Bien entendu, je veillais toujours à respecter l'emploi du temps et l'équilibre des disciplines afin de ne pas f...

Transports publics ou car scolaire

Le car scolaire spécialement affrété prend les élèves en bas de l'école. Pas de perte de temps. Il suit un trajet direct entre le départ et l'arrivée. Il ne s'arrête pas sur le chemin pour faire monter ou descendre des passagers. Le bon état du car comme la qualité du chauffeur sont vérifiés et garantis par la Ville (qu'il s'agisse d'un car municipal avec un chauffeur employé municipal ou qu'il s'agisse d'une compagnie privée que la Ville sous-traite). Le bus TBC , lui, doit respecter des horaires fixes . Il n'attend pas les élèves. Ce sont les élèves qui doivent attendre à l'arrêt de bus , ce qui implique un départ de l'école plus tôt, et rallonge inutilement la durée totale du déplacement . De plus, pour ce départ avancé, il faudra parfois convoquer les élèves en dehors des horaires scolaires (avant 8 h 20 ou avant 13 h 20), ce qui aura pour effet automatique de changer de réglementation . En effet, dès lors que la sortie dép...

Sois fainéant !

Sois fainéant ! 1 - Attends qu'on te paye pour aller en cours ! Maintenant, pour inciter les élèves à ne pas sécher les cours, certains lycées offrent des récompenses aux classes qui renoncent à l'absentéisme : billets d'entrée au stade vélodrome pour assister aux matches de l'O.M., permis de conduire ou voyage de fin d'année à l'étranger. Les élèves n'auront qu'à faire acte de présence : faudrait pas qu'on leur demande, en plus, d'écouter le cours ! Quant à tous les autres, ceux qui qui n'ont jamais été absents, ils y verront sans doute un encouragement à sécher les cours, tant qu'ils ne sont pas payés eux aussi, pour y assister ! 2 - Ne t'embête pas à bosser pour obtenir ton bac, puisque les entreprises perçoivent une prime de 2000 euros lorsqu'elles embauchent un jeune de moins de 26 ans SANS le baccalauréat, au lieu de 1000 euros seulement s'il détient le baccalauréat ! Tu auras donc plus de chances d...

Salariés du public/salariés du privé

On entend souvent dire que les salariés du secteur public sont privilégiés par rapport à ceux du privé : horaires hebdomadaires de travail, salaire moyen des fonctionnaires supérieur à celui des employés du secteur privé, âge de départ en retraite, durée des cotisations, sécurité de l’emploi... Mais n’existe-t-il pas pour ces personnes travaillant dans le secteur public une contrepartie à payer ? Il existe quelque chose qu’il est difficile de mesurer mais qui pourrait bien être cette contrepartie. C’est la pression morale qui oblige tout fonctionnaire à se comporter conformément à une certaine idée de la morale, laïque et républicaine. En clair, on trouve globalement plus de civisme, d’esprit de solidarité, de respect des règles sociales chez les fonctionnaires (Éducation nationale, Police et Gendarmerie, Justice, Hôpitaux...) que dans la majorité des entreprises du secteur privé. Les avantages cités plus haut ne seraient donc que la juste récompense d’un comportement globalement plus...