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Appel à résister !

Appel à résister ! La majorité des enseignants ont simplement le désir d'enseigner, de faire leur métier. L'enseignant lamba est plutôt porté par une vision pédagogique idéale, des projets ambitieux d'éducation ou de transmission, l'attente d'une carrière dynamique ou paisible. Les enseignants veulent bien rouspéter de temps en temps. Mais ils sont rares ceux qui ont une âme de militant, de combattant, de résistant, de lutteur. La plupart n'ont pas envie de tenir cette posture sur la longueur. Ce n'est pas leur tasse de thé. Ce n'est pas leur fonds de commerce. Revendiquer, ça fatigue, ça use et comme c'est souvent inefficace, ça aigrit. Ils laissent ça aux professionnels de la rouspétance. Notre employeur le sait bien et il en joue. Donc, de façon générale, on ne s'engage pas dans ce métier pour se battre contre les autres (institutions, partenaires). Et si cette dimension militante n'est pas totalement absente, ell...

Pourquoi refuser les transports en commun publics ? (complément au texte déjà rédigé en 2012 sur ce sujet)

Texte de 2012  Pour commencer, rappelons que les transports en bus affrété ont toujours été la règle. Les transports en présence de public, lorsqu'ils existaient, n'étaient que l'exception. Et cela pour plusieurs raisons dont l'évidence n'échappait à personne, du moins jusqu'à ce jour. Il existe en effet, des différences essentielles en termes de commodité, et même de sécurité entre ces deux types de transports : D'abord, le bus affrété attend les élèves. Ce ne sont pas les élèves qui attendent le bus. Celui-ci vient chercher les élèves au pied de l'école. Il les dépose au plus près de leur lieu de destination. C'est la même différence de commodité qui existe, par exemple, entre un taxi et un tramway. Pas de perte de temps car pas d'arrêt inutile, pas de détour : le bus affrété prend l'itinéraire le plus direct du départ à l'arrivée. Ensuite, il n'y a que des élèves dans le bus. Pas d'autres passagers sur lesquels l'enseign...

La subjectivité dans l'évaluation

La subjectivité dans l'évaluation Tous les efforts de l'éducation nationale en matière d'évaluation des élèves ont porté sur la volonté d'éliminer la subjectivité de l'enseignant pour instaurer à la place, un maximum d'objectivité. Il fallait laver l'enseignant de l'infâme soupçon de subjectivité. Objectivité contre subjectivité : tel fut pendant toutes ces années l'axe directeur des évolutions concernant l'évaluation des élèves. On a donc cherché à repousser l'appréciation subjective de l'enseignant pour instaurer une évaluation la plus objective possible sans toujours voir que cette conception, basée sur des critères et des compétences objectifs, relevait en réalité d'une vision mécaniste, techniciste, scientiste de l'éducation. En effet, il me vient à l'idée que ce remplacement progressif participe pleinement de la mutation sociale en cours, la digitalisation du monde, qui se décline en matière d'éducation,...

Et si on essayait la confiance ? un nouveau fonctionnement pour la BCD

Et si on essayait la confiance ? un nouveau fonctionnement pour la BCD Hier soir en BCD, alors que l'on évoquait les joies de l'informatisation des données, les difficultés rencontrées pour leur transfert vers le nouvel ordinateur, l'incompatibilité probable du logiciel ABCD avec le système Linux, le retour prochain à Windows et alors que l'on commençait à envisager de revenir tout simplement au prêt manuel, avec les bons vieux cahiers et stylos, j'ai osé une proposition : « Et si on essayait la confiance ? » Je m'explique mieux. Il s'agirait ni plus ni moins que d' abandonner toute forme de contrôle du prêt de livres. Sur le modèle des boîtes à livres qui fleurissent un peu partout depuis quelques années, l'idée consiste à se baser sur la confiance que l'on peut avoir dans le civisme des élèves et de leurs familles. La bibliothèque de l'école est notre bien commun . Chacun doit le préserver. ...

Temps de relâchement

Quelle différence cela faisait-il lorsque, à l'école, l'instituteur était le seul intervenant auprès de l'enfant ? À cette époque, l'instituteur(trice) installait avec sa classe une discipline de fond, des conventions non-dites, implicitement admises auquel il pouvait se donner seul le droit de déroger, de temps en temps, par un temps de relâchement , de détente, qui pouvait servir de «  carotte », ou plus simplement, installer entre l'enseignant(e) et ses élèves une dimension plus proche, plus humaine, plus détendue. Recevant ainsi la gratitude des élèves pour cette liberté généreusement octroyée, l'enseignant pouvait obtenir en retour de ses élèves plus d'implication dans le travail. À condition que cela ne prenne jamais la forme d'une stratégie cynique, cette situation était un atout dans le jeu de l'enseignant, atout qui a donc disparu de nos jours. En effet, depuis que les animateurs interviennent dans les écoles,...

Interdiction des devoirs écrits

En quoi les devoirs écrits sont-ils davantage générateurs d'inégalités que ne le sont les leçons à apprendre ? L'arrêté du 23 novembre 1956 aménage les horaires des écoles primaires et inscrit les devoirs pendant le temps scolaire. En application de l'arrêté, la circulaire du 23 novembre 1956 supprime sans équivoque les devoirs à la maison, retenant des arguments d'efficacité et de santé : « Six heures de classe bien employées constituent un maximum au-delà duquel un supplément de travail soutenu ne peut qu'apporter une fatigue préjudiciable à la santé physique et à l'équilibre nerveux des enfants. Enfin, le travail écrit fait hors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu'un intérêt éducatif limité. En conséquence, aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et...

La crainte et le respect

À Rennes un policier a été lynché par un jeune manifestant de 18 ans. Ce dernier a été arrêté. Il est passible de la cour d'assises. "Un lycéen a été mis en examen ce samedi à Nantes et placé en détention provisoire. Accusé d'avoir participé au lynchage d'un policier lors d'une manifestation contre la loi Travail, il est poursuivi pour tentative d'homicide. Il risque la cour d'assises. Les faits se sont produits lors de la manifestation contre la loi Travail le 3 mai dernier, rue de la Marne à Nantes. Un commandant de police qui devançait son escadron, s'est retrouvé isolé face à des manifestants. Le fonctionnaire a reçu un premier coup porté par derrière, ce qui l'a fait chuter. Une fois au sol, un groupe de 5 à 6 jeunes s'est jeté sur la victime, lui arrachant son casque de protection, avant de le frapper à la tête à coups de pieds et de barre de fer ! Conduit à l'hôpital, le commandant de police en est ressorti avec une quinzaine de ...